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Alan : la scale-up qui veut transformer l’assurance santé et remettre la prévention au cœur du système

Dans le podcast BUILD, animé par Xavier Rodriguez, Jean-Charles Samuelian-Werve, cofondateur d’Alan, partage une vision ambitieuse de la santé : passer d’un système encore trop administratif, fragmenté et réactif à une expérience plus simple, plus préventive et plus personnalisée.

À travers cet échange, Alan apparaît comme bien plus qu’un acteur de l’assurance santé. L’entreprise veut devenir un partenaire du quotidien, capable d’aider ses membres à mieux comprendre leur santé, à accéder plus facilement aux soins et à adopter de meilleurs réflexes de prévention.

Cette ambition repose sur trois piliers : la technologie, la confiance et une culture d’entreprise très structurée, pensée pour soutenir une croissance rapide sans perdre en exigence.

Alan, une entreprise née d’une ambition forte : simplifier la santé

Alan est née d’un constat simple : l’expérience de santé est souvent trop complexe.

Pour beaucoup de personnes, la santé reste associée à des démarches administratives, à des délais, à des remboursements difficiles à comprendre, à des parcours de soins peu lisibles et à une difficulté d’accès aux bons professionnels. Pour les entreprises, choisir une complémentaire santé peut également devenir un sujet opaque, technique et peu différenciant.

Jean-Charles Samuelian-Werve explique dans BUILD que cette complexité a été l’un des points de départ d’Alan. L’objectif n’était pas uniquement de créer une nouvelle assurance santé, mais de repenser la manière dont les individus et les entreprises vivent la santé au quotidien.

L’ambition d’Alan est donc plus large : rendre la santé plus accessible, plus compréhensible et plus utile. Non seulement au moment du remboursement, mais aussi avant que les problèmes n’apparaissent.

Pourquoi l’assurance santé peut devenir un levier d’innovation

L’un des points les plus intéressants de l’épisode concerne la place de l’assureur dans le système de santé.

Jean-Charles Samuelian-Werve explique que l’assureur est en contact avec de nombreux acteurs : les entreprises, les salariés, les individus, les médecins, les hôpitaux, les pharmacies et plus largement l’écosystème de soins. Cette position donne à l’assurance santé un rôle potentiel beaucoup plus important que celui d’un simple payeur.

Alan part de cette conviction : l’assurance santé peut financer l’innovation, soutenir la prévention, améliorer l’accès aux soins et simplifier l’expérience des utilisateurs.

Ce changement de regard est essentiel. Dans un modèle classique, l’assurance intervient souvent après le soin, pour rembourser. Dans la vision portée par Alan, elle peut intervenir beaucoup plus tôt, pour orienter, prévenir, accompagner et aider chacun à prendre de meilleures décisions.

De la couverture santé à l’expérience santé

Alan veut dépasser la logique traditionnelle de la couverture santé.

Être bien assuré ne devrait pas seulement signifier être remboursé. Cela devrait aussi signifier comprendre ses droits, accéder rapidement à une information fiable, trouver plus facilement un professionnel de santé, prévenir certains risques et être accompagné dans les moments importants.

C’est ce passage d’une logique de remboursement à une logique d’expérience qui distingue la vision d’Alan.

Dans l’épisode, Jean-Charles Samuelian-Werve insiste sur le fait que la santé doit devenir plus quotidienne. Aujourd’hui, beaucoup de personnes ne se préoccupent réellement de leur santé qu’en cas de problème. Demain, grâce à la technologie et à des services mieux conçus, chacun pourrait être aidé plus régulièrement, de manière simple et non culpabilisante.

Cette évolution est majeure. Elle transforme le rôle de l’assurance santé : d’un outil administratif, elle peut devenir une interface de prévention, d’accompagnement et d’accès aux soins.

Faire de la prévention une nouvelle norme

La prévention est au cœur de la vision d’Alan.

Jean-Charles Samuelian-Werve le rappelle dans BUILD : l’objectif est d’aider les personnes à vivre mieux, plus longtemps. Pour cela, il ne suffit pas de mieux rembourser les soins. Il faut agir plus tôt.

La prévention concerne de nombreux sujets : activité physique, sommeil, santé mentale, nutrition, sédentarité, stress, maladies chroniques, accès au bon professionnel au bon moment.

Alan veut rendre ces sujets plus concrets et plus faciles à intégrer dans la vie quotidienne. L’enjeu est de réduire les frictions : savoir quoi faire, comprendre pourquoi le faire, passer à l’action, puis tenir dans la durée.

Cette approche répond à un problème majeur. Beaucoup de personnes savent qu’elles devraient bouger davantage, mieux dormir, réduire leur stress ou consulter plus tôt. Mais entre la connaissance et l’action, il existe un écart important. Alan cherche précisément à réduire cet écart.

Alan Play : rendre la prévention plus simple et plus engageante

L’un des exemples concrets cités dans l’épisode est Alan Play.

Jean-Charles Samuelian-Werve présente Alan Play comme un outil qui utilise les sciences comportementales pour rendre la prévention plus engageante. L’idée est de proposer des actions simples, régulières et motivantes pour aider les membres à prendre soin d’eux.

Alan Play peut accompagner les utilisateurs sur plusieurs dimensions : marcher davantage, faire des exercices de respiration, prendre soin de leur santé mentale, pratiquer le journaling, adopter une vision plus appréciative de la vie, améliorer certaines routines de bien-être.

L’objectif n’est pas de transformer la santé en contrainte supplémentaire. Au contraire, il s’agit de la rendre plus accessible, plus ludique et plus intégrée dans les habitudes.

Jean-Charles Samuelian-Werve explique que la prévention est en concurrence avec les usages numériques du quotidien, notamment les réseaux sociaux et les applications très engageantes. Pour que la santé trouve sa place, elle doit elle aussi devenir simple, attractive et facile à utiliser.

Alan Play illustre cette conviction : on peut encourager de meilleurs comportements de santé sans culpabiliser, en créant de l’engagement et du collectif.

Lutter contre l’inflation médicale et les déserts médicaux

L’épisode aborde également deux grands défis du système de santé : la hausse des coûts et l’accès aux soins.

Jean-Charles Samuelian-Werve évoque l’inflation médicale, l’augmentation des maladies chroniques et les difficultés d’accès à certains spécialistes. Il rappelle aussi que de nombreux Français vivent dans des déserts médicaux, avec des délais parfois longs pour consulter.

Ces sujets ne peuvent pas être résolus uniquement par une meilleure interface numérique. Mais la technologie peut aider à mieux orienter, mieux coordonner et mieux informer.

Alan veut contribuer à cette transformation en facilitant l’accès au bon soin au bon moment. L’enjeu est de réduire les pertes de temps, d’éviter certains renoncements, d’aider les patients à comprendre leurs options et de rendre le parcours de santé moins fragmenté.

Pour les entreprises, cette approche a aussi un impact économique. Une meilleure prévention, un meilleur accès aux soins et une meilleure prise en charge peuvent contribuer à réduire certains arrêts évitables, notamment lorsque les problèmes sont traités plus tôt.

Data, IA et consentement : vers une santé plus personnalisée

L’avenir de la santé passera aussi par la donnée et l’intelligence artificielle.

Dans BUILD, Jean-Charles Samuelian-Werve défend une vision où les données de santé pourraient permettre une prévention plus personnalisée, à condition de respecter un principe fondamental : le consentement.

Pour lui, il faut redonner du pouvoir aux citoyens. Chaque personne doit pouvoir décider si elle souhaite partager certaines données pour bénéficier d’un accompagnement plus adapté. Si elle refuse, cela doit être respecté. Si elle accepte, l’usage doit être clair, sécurisé et orienté vers l’amélioration du service rendu.

Cette précision est importante, car la santé est un domaine sensible. La confiance est indispensable. Jean-Charles Samuelian-Werve insiste sur le fait que les données ne doivent pas être utilisées pour ajuster le prix de l’assurance, mais pour proposer de la prévention personnalisée et un meilleur accompagnement.

L’intelligence artificielle pourrait également permettre de répondre à certaines questions, d’orienter plus rapidement les membres, d’analyser un historique, de coordonner les soins et d’aider les personnes à accéder à une information fiable.

Mais là encore, l’innovation n’a de sens que si elle est utile, responsable et comprise.

La technologie au service de l’humain

Alan ne présente pas la technologie comme une fin en soi. Elle doit rester au service de l’humain.

Dans la vision de Jean-Charles Samuelian-Werve, la technologie permet d’automatiser ce qui peut l’être, de simplifier ce qui est inutilement compliqué et de donner plus de temps aux interactions à forte valeur ajoutée.

Cette approche est particulièrement importante dans la santé. Les patients ne cherchent pas seulement une interface efficace. Ils cherchent de la clarté, de la confiance, de la rapidité et parfois de l’écoute.

Le bon usage de la technologie consiste donc à mettre l’humain au bon endroit. Les tâches répétitives peuvent être fluidifiées. Les informations peuvent être mieux organisées. Les parcours peuvent être plus simples. Mais la relation de confiance doit rester centrale.

C’est cette combinaison qui fait la spécificité de la vision d’Alan : technologie, prévention, service et accompagnement.

Transparence et modèle économique : créer de la confiance dans la santé

La santé est un secteur sensible, y compris sur le plan économique. Gagner de l’argent dans la santé peut susciter de la méfiance, surtout lorsque les utilisateurs ne perçoivent pas clairement la valeur créée.

Dans l’épisode, Xavier Rodriguez interroge Jean-Charles Samuelian-Werve sur ce point. Sa réponse repose sur deux idées : transparence et création de valeur.

Alan cherche à être transparente sur ses chiffres, ses résultats et son modèle. Mais surtout, l’entreprise veut créer suffisamment de valeur pour que les membres et les entreprises comprennent ce qu’ils gagnent en choisissant Alan.

Cette valeur peut être clinique, lorsque les personnes vont mieux ou accèdent plus vite aux soins. Elle peut être financière, lorsque la gestion est plus efficace ou que certains coûts sont mieux maîtrisés. Elle peut aussi être expérientielle, lorsque l’utilisateur comprend mieux sa santé, obtient une réponse plus rapide ou se sent mieux accompagné.

C’est cette combinaison qui permet à Alan de défendre son modèle : créer un service suffisamment utile pour que la relation économique soit perçue comme légitime.

Une culture interne au service de l’expérience client

L’épisode montre aussi que la proposition d’Alan ne repose pas seulement sur son produit. Elle repose sur une culture interne très forte.

Jean-Charles Samuelian-Werve évoque plusieurs principes : transparence radicale, autonomie, excellence, feedback, documentation, biais pour l’action et responsabilité distribuée.

Ces principes ne sont pas seulement des choix de management. Ils ont un impact direct sur la qualité du service. Une entreprise qui documente mieux ses décisions, qui donne de l’autonomie aux équipes, qui valorise l’excellence et qui apprend vite peut améliorer plus rapidement son produit.

La culture devient donc un levier d’expérience client. Elle permet d’aligner les équipes autour d’un même objectif : créer un service utile, fluide, fiable et différenciant.

Pour Alan, la croissance ne doit pas se faire au prix de la dilution. Au contraire, l’entreprise cherche à préserver ses convictions tout en adaptant ses processus à mesure qu’elle grandit.

Grandir sans perdre son exigence

Alan connaît une forte croissance. Dans l’épisode, Jean-Charles Samuelian-Werve évoque une entreprise de plusieurs centaines de collaborateurs, présente dans plusieurs pays et destinée à couvrir un nombre croissant de membres.

Cette croissance soulève une question essentielle : comment grandir sans perdre ce qui a fait la force des débuts ?

Pour Jean-Charles Samuelian-Werve, les processus doivent évoluer, mais les convictions clés ne doivent pas être diluées. Il explique qu’il faut accepter de changer la manière d’exécuter certaines valeurs, car une entreprise de 5 personnes ne fonctionne pas comme une entreprise de 500. En revanche, il ne faut pas abandonner les principes qui donnent à l’entreprise sa singularité.

Cette idée est particulièrement importante pour une scale-up comme Alan. Plus l’entreprise grandit, plus elle doit structurer ses équipes, ses outils, ses rituels et ses décisions. Mais cette structuration ne doit pas transformer l’entreprise en organisation tiède, indifférenciée ou lente.

L’enjeu est donc de construire une entreprise plus grande, sans renoncer à son intensité initiale.

Alan et l’avenir de la santé en Europe

À travers cet épisode de BUILD, Alan apparaît comme un acteur qui veut contribuer à une transformation plus large du système de santé.

La vision portée par Jean-Charles Samuelian-Werve est européenne dans son équilibre : utiliser la technologie, la data et l’intelligence artificielle, tout en préservant la confiance, le consentement, la qualité de service et une approche humaine de la santé.

L’objectif n’est pas seulement de créer une assurance plus moderne. Il s’agit de participer à une évolution profonde : une santé plus préventive, plus personnalisée, plus simple à naviguer et plus accessible.

Dans un contexte marqué par la hausse des coûts, les tensions sur l’accès aux soins et l’importance croissante de la santé mentale, cette ambition répond à des enjeux très concrets pour les individus, les entreprises et les institutions.

Ce que les entreprises peuvent retenir du modèle Alan

L’expérience d’Alan offre plusieurs enseignements utiles aux dirigeants.

Le premier est que l’innovation peut naître dans les secteurs les plus réglementés, à condition de comprendre les contraintes et de travailler avec les acteurs du système.

Le deuxième est que la technologie ne suffit pas. Elle doit être portée par une mission claire et par une culture d’entreprise exigeante.

Le troisième est que la prévention peut devenir un levier de performance humaine et économique, notamment pour les entreprises qui veulent mieux accompagner leurs salariés.

Le quatrième est que la transparence peut créer de la confiance, à condition d’être réelle, documentée et cohérente dans le temps.

Le cinquième est qu’une entreprise en croissance doit protéger ses convictions. La taille ne doit pas être une excuse pour diluer la culture, ralentir l’action ou perdre l’attention au détail.

Pourquoi écouter l’épisode BUILD avec Jean-Charles Samuelian-Werve ?

Cet épisode de BUILD permet de comprendre Alan de l’intérieur.

On y découvre la vision de son cofondateur, la manière dont l’entreprise pense la santé, la prévention, l’intelligence artificielle, la donnée, la confiance, le modèle économique et la culture.

Pour les dirigeants, c’est un épisode utile pour réfléchir à la croissance, à la différenciation et à l’importance de la culture dans l’exécution. Pour les professionnels de santé, les responsables RH ou les acteurs de l’assurance, c’est un contenu intéressant pour mieux comprendre les transformations en cours. Pour les entrepreneurs, c’est un cas concret de construction dans un secteur complexe.

Surtout, l’épisode montre qu’Alan cherche à déplacer le rôle de l’assurance santé : ne plus seulement rembourser, mais accompagner, prévenir et simplifier.

Découvrir la vision d’Alan dans BUILD

Dans cet épisode de BUILD, Xavier Rodriguez reçoit Jean-Charles Samuelian-Werve, cofondateur d’Alan, pour parler d’assurance santé, de prévention, d’intelligence artificielle, de data, de culture d’entreprise, de transparence radicale et de croissance.

Découvrir l’épisode complet de BUILD avec Jean-Charles Samuelian-Werve

pour comprendre comment Alan veut transformer la santé et remettre la prévention au cœur de l’expérience utilisateur.

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