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Goodvest : comment la plateforme veut réinventer l’investissement responsable

Goodvest s’est imposée comme l’un des acteurs les plus identifiables de la finance durable grand public en France. Son positionnement est clair : permettre aux particuliers d’investir leur épargne dans des solutions compatibles avec l’Accord de Paris, tout en intégrant désormais la biodiversité à la sélection des supports. Le site officiel de Goodvest affirme que sa méthodologie d’investissement est la première à respecter l’Accord de Paris et à prendre en compte la biodiversité, à partir de données de Carbon4 Finance et de la CDC Biodiversité. Il met également en avant une offre structurée autour de l’assurance-vie et du PER, ainsi qu’une promesse de transparence et d’exclusion des énergies fossiles.

À travers l’épisode BUILD avec Joseph Choueifaty, on comprend que ce positionnement n’est pas seulement marketing. Goodvest se présente comme une réponse à un double problème : la difficulté pour les épargnants de comprendre ce que finance réellement leur argent, et le décalage entre les promesses de la finance responsable et la réalité de nombreux produits labellisés. Joseph Choueifaty y explique que Goodvest veut construire une plateforme complète d’investissements écoresponsables, en combinant ambition business, pédagogie, rigueur méthodologique et croissance.

Goodvest en bref

Goodvest est une fintech française spécialisée dans l’investissement responsable. Son site officiel présente la marque comme une solution permettant d’investir de manière plus cohérente avec ses valeurs, grâce à une méthodologie fondée sur des données scientifiques, une compatibilité revendiquée avec l’Accord de Paris et une prise en compte de la biodiversité. Goodvest met aussi en avant le fait que les fonds sont hébergés chez ses partenaires, notamment Generali et CFCAL-Banque.

Dans l’épisode BUILD, Joseph Choueifaty présente Goodvest comme une entreprise née d’un constat simple : beaucoup d’épargnants veulent préparer leur avenir, mais leur argent continue souvent à financer des activités en contradiction avec leurs convictions écologiques. C’est ce décalage qui a servi de point de départ au projet.

Ce que fait concrètement Goodvest

L’intérêt de Goodvest tient aussi à la lisibilité de son offre. Aujourd’hui, le site met principalement en avant deux grandes solutions d’épargne : l’assurance-vie et le plan d’épargne retraite (PER), avec une logique de gestion pilotée et des supports sélectionnés selon des critères environnementaux stricts. Goodvest communique également sur la possibilité d’investir avec des budgets accessibles et sur une expérience 100 % en ligne.

Dans BUILD, Joseph Choueifaty explique toutefois que la vision de l’entreprise ne s’arrête pas à ces deux produits. Il évoque une ambition plus large : faire de Goodvest la plateforme de tous les investissements écoresponsables, avec à terme d’autres briques comme l’immobilier, le private equity ou des solutions non cotées.

Cette projection est importante. Elle montre que Goodvest ne cherche pas seulement à vendre un contrat d’assurance-vie responsable ou un PER responsable. L’entreprise cherche à s’installer comme une marque de référence de l’investissement durable au sens large.

Pourquoi Goodvest se différencie sur son marché

Dans un marché où beaucoup d’acteurs parlent d’ESG, de durabilité ou de placements verts, la différenciation de Goodvest repose d’abord sur la méthode.

Le site officiel insiste sur plusieurs éléments clés : l’alignement avec l’Accord de Paris, l’intégration de la biodiversité, l’usage de données scientifiques et une logique d’exclusion de secteurs controversés ou fortement carbonés. Goodvest explique aussi que ses filtres méthodologiques prennent en compte l’exclusion des énergies fossiles, l’analyse de l’impact carbone, l’analyse de l’impact biodiversité, l’engagement actionnarial et l’analyse financière.

Dans BUILD, Joseph Choueifaty insiste sur le fait que la transparence est un rempart contre le greenwashing. Son raisonnement est clair : plus la méthodologie est explicite, plus il devient possible de vérifier si la promesse environnementale tient réellement.

Cette cohérence entre discours public et discours du fondateur est l’un des points forts de Goodvest. L’entreprise ne se contente pas d’affirmer qu’elle est responsable. Elle cherche à expliquer pourquoi, selon quels critères, et avec quelles limites.

Le problème que Goodvest cherche à résoudre

L’un des grands intérêts de Goodvest est qu’elle ne se positionne pas seulement comme une offre financière. Elle se positionne comme une réponse à un problème de lisibilité du marché.

Dans BUILD, Joseph Choueifaty explique que de nombreux Français n’investissent pas ou investissent mal faute de compréhension. Il insiste sur le poids de la complexité perçue, de la technicité du secteur financier et du manque de pédagogie. Il ajoute à cela un second problème : la difficulté à distinguer une véritable démarche responsable d’un simple habillage marketing.

Ce double constat explique beaucoup de choses dans la stratégie de Goodvest. La fintech ne cherche pas seulement à capter une demande existante. Elle cherche aussi à structurer une demande, à créer de la confiance et à rendre l’investissement responsable plus intelligible.

Goodvest et la lutte contre le greenwashing

C’est sans doute l’un des aspects les plus différenciants de l’entreprise.

Dans BUILD, Joseph Choueifaty explique que Goodvest a analysé environ 8 000 fonds depuis sa création, et que très peu d’entre eux répondent réellement à un niveau d’exigence compatible avec l’ambition écologique revendiquée. Il souligne que certains fonds perçus comme durables gardent encore des expositions importantes à des secteurs problématiques, notamment les énergies fossiles.

Le site de Goodvest reprend ce message en expliquant que l’entreprise a passé au crible 8 000 fonds pour n’en retenir qu’une cinquantaine alignés avec les objectifs de l’Accord de Paris. Il met aussi en avant la faiblesse de la part des actifs mondiaux réellement alignés avec cet accord.

Cette posture anti-greenwashing renforce fortement le positionnement de Goodvest. Elle parle à une nouvelle génération d’épargnants, plus exigeante, plus informée et moins disposée à faire confiance à de simples labels ou slogans.

Une entreprise qui fait de la pédagogie un moteur d’acquisition

L’autre pilier du modèle Goodvest, c’est la pédagogie.

Dans BUILD, Joseph Choueifaty explique que le contenu joue un rôle central dans la croissance de l’entreprise. Il précise que la création éditoriale aide à réduire les freins, à améliorer la compréhension des produits et à augmenter la confiance. Il indique aussi que Goodvest combine acquisition directe, organique, payante et partenariats B2B2C, ces derniers représentant environ 30 % de l’acquisition.

Le site de Goodvest confirme cette logique par l’ampleur de son dispositif éditorial, avec un grand nombre de contenus pédagogiques sur l’épargne, la retraite, l’investissement, l’ISR, l’assurance-vie ou encore la transition écologique.

Ce point est crucial pour comprendre l’entreprise. Goodvest ne croît pas seulement grâce à une promesse de produit. Elle croît aussi parce qu’elle rend son marché plus compréhensible que beaucoup d’autres acteurs.

Une croissance qui repose sur deux moteurs

L’épisode permet aussi de mieux comprendre la mécanique économique de Goodvest.

Joseph Choueifaty explique que la croissance de l’entreprise repose sur deux ressorts complémentaires : l’acquisition de nouveaux clients et le développement progressif des encours des clients déjà présents. Il souligne qu’un client peut commencer avec une somme relativement modeste, puis investir davantage dans le temps à travers de nouveaux versements ou transferts.

Ce modèle est intéressant, car il donne à Goodvest une logique de croissance à la fois commerciale et patrimoniale. L’entreprise ne dépend pas uniquement du flux de nouveaux entrants. Elle peut aussi croître avec la confiance accumulée auprès des clients existants.

Une vision plus large que l’assurance-vie responsable

L’un des apports du podcast est aussi de montrer que Goodvest ne veut pas rester enfermé dans une seule catégorie.

Joseph Choueifaty évoque clairement une ambition d’extension vers d’autres univers d’investissement écoresponsable : immobilier, produits non cotés, private equity, voire fonds coconstruits.

Cette perspective change la lecture de l’entreprise. Goodvest n’est pas seulement une fintech de niche sur l’assurance-vie verte. Elle cherche à devenir une plateforme plus large, capable d’accompagner différentes typologies de besoins d’investissement tout en conservant sa colonne vertébrale méthodologique.

Pourquoi Goodvest parle à une nouvelle génération d’épargnants

Le succès d’un acteur comme Goodvest dit quelque chose de plus large sur l’évolution du marché.

Les épargnants attendent désormais davantage de clarté, de transparence et de cohérence. Ils ne veulent plus seulement “placer” de l’argent. Ils veulent comprendre où il va, avec quel impact, selon quelles règles, et sans être noyés dans un langage trop technique. Le positionnement de Goodvest répond précisément à cette attente : rendre l’investissement plus lisible, plus responsable et plus aligné avec des convictions environnementales.

Dans BUILD, cette intuition apparaît très clairement à travers les propos de Joseph Choueifaty sur la défiance envers la finance traditionnelle, le besoin de pédagogie et l’importance de la transparence.

Ce qu’il faut retenir de Goodvest

Goodvest se distingue dans le paysage de la finance durable par une promesse simple mais exigeante : rendre l’investissement responsable plus crédible, plus transparent et plus accessible. Son site officiel met en avant une méthodologie alignée avec l’Accord de Paris, intégrant la biodiversité et fondée sur des données scientifiques.

L’épisode de BUILD complète cette image en montrant les ressorts internes du projet : une volonté forte de pédagogie, une lecture très lucide du greenwashing, une stratégie de croissance structurée, et une ambition qui dépasse déjà le cadre de l’assurance-vie et du PER.

Pour les particuliers qui veulent investir sans renoncer à leurs convictions, comme pour les observateurs du secteur qui cherchent à comprendre l’émergence de nouveaux modèles de finance durable, Goodvest apparaît ainsi comme un acteur à suivre de près.

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