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MYM : comment la plateforme redonne le pouvoir aux créateurs de contenus

MYM s’est imposée comme l’un des acteurs les plus visibles de la creator economy en France et en Europe. Le site corporate de l’entreprise la présente comme la 1re plateforme française et européenne pour les créateurs de contenus qui souhaitent vivre de leur passion, créée en 2019 par Pierre Garonnaire et Gaspard Hafner. Il met aussi en avant plusieurs chiffres clés : 167 000 créateurs certifiés, 18 millions d’utilisateurs, 4 millions de sessions par semaine, 7 millions de contenus partagés en 2024, ainsi qu’une redistribution moyenne de 80 % des revenus aux créateurs.

À travers l’épisode de BUILD enregistré avec Pierre Garonnaire, on comprend que ce positionnement ne repose pas seulement sur une promesse marketing. MYM se construit autour d’une idée simple : permettre aux créateurs de mieux monétiser leur audience grâce à l’abonnement, aux contenus exclusifs et à une relation plus directe avec leur communauté. Pierre Garonnaire insiste aussi sur le fait que la plateforme veut rester universelle, mais encadrée, avec vérification d’identité, majorité, modération et absence d’anonymat.

MYM en bref

MYM appartient à cette nouvelle génération de plateformes qui cherchent à déplacer la logique économique du web : au lieu de reposer uniquement sur la publicité ou sur la visibilité algorithmique, elles permettent aux créateurs de monétiser plus directement leur communauté.

Le site corporate résume très bien cette promesse. MYM y est présentée comme une plateforme où les créateurs peuvent partager du contenu exclusif, construire une relation directe avec leurs fans et générer des revenus à partir d’un modèle d’abonnement et de ventes additionnelles.

Dans l’épisode BUILD, Pierre Garonnaire formule la logique de manière très claire : l’objectif est de permettre aux créateurs de vivre de leur passion, et non simplement d’exister sur une plateforme où la valeur est captée ailleurs.

Ce que fait concrètement MYM

L’intérêt de MYM tient à la clarté de ses mécanismes de monétisation.

Le site corporate détaille plusieurs briques : abonnements, contenus exclusifs, interactions privées, fonctionnalités de vente additionnelle et outils pensés pour permettre aux créateurs de développer une activité autour de leur audience.

Dans BUILD, Pierre Garonnaire explique aussi que le modèle repose sur plusieurs couches de revenus, pas uniquement sur l’abonnement simple. Il évoque notamment les contenus à la demande, les échanges directs et d’autres mécanismes qui renforcent la valeur économique de la relation créateur-fan.

Cette architecture est importante, car elle montre que MYM ne se limite pas à un simple “paywall”. La plateforme cherche à construire un environnement complet de monétisation.

La promesse centrale : permettre aux créateurs de vivre de leur passion

C’est la formule la plus structurante du discours de MYM, et elle apparaît à la fois dans la communication corporate et dans la parole de Pierre Garonnaire.

Le site corporate reprend explicitement cette promesse : permettre aux créateurs de vivre de leur passion grâce à une meilleure redistribution de la valeur. Dans BUILD, Pierre Garonnaire l’explique comme le cœur même du modèle. Pour lui, une plateforme comme MYM doit aider les créateurs à transformer leur audience en revenus plus stables, plus directs et moins dépendants des logiques publicitaires traditionnelles.

Ce point est central pour comprendre l’entreprise. MYM ne vend pas seulement un outil technique. Elle vend une promesse d’autonomie économique.

Pourquoi MYM se différencie dans la creator economy

Dans un marché de plus en plus dense, la différenciation de MYM repose sur plusieurs piliers.

Le premier, c’est la redistribution de la valeur. Le site corporate affirme que la plateforme reverse en moyenne 80 % des revenus aux créateurs. Cet élément est important, car il place la plateforme dans une logique de partage plutôt que de captation maximale.

Le deuxième, c’est la volonté de construire une plateforme universelle. Dans l’épisode, Pierre Garonnaire insiste sur le fait que MYM n’est pas conçue comme un espace limité à une seule catégorie de contenus. Elle veut accueillir différents types de créateurs, différents usages et différentes communautés.

Le troisième, c’est l’encadrement. Là où d’autres acteurs ont parfois laissé se développer des zones grises, MYM revendique une ligne plus structurée : pas d’anonymat, KYC, vérification de l’identité, majorité des utilisateurs et modération.

MYM ne se réduit pas au contenu adulte

Dans l’espace public, MYM a souvent été associée au contenu adulte. Pierre Garonnaire le reconnaît dans l’épisode, mais il précise aussi que cette perception ne reflète pas toute la réalité de la plateforme. Il explique que plus de 50 % des créateurs produisent des contenus lifestyle ou non adultes, et que ces univers représentent environ la moitié du chiffre d’affaires.

Cet élément est fondamental. Il permet de sortir d’une vision réductrice et de repositionner MYM comme une plateforme de creator economy plus large, même si certains usages ont fortement marqué son image médiatique.

La bonne lecture n’est donc ni de nier cet héritage réputationnel, ni de résumer toute l’entreprise à cela. La bonne lecture est celle défendue par Pierre Garonnaire : une plateforme universelle, avec un cadre clair et des usages multiples.

Un modèle économique plus complexe qu’il n’y paraît

L’un des grands apports de l’épisode BUILD est de montrer qu’un tel modèle ne se résume pas à une commission sur des abonnements.

Dans BUILD, Pierre Garonnaire insiste sur plusieurs coûts lourds : les frais liés aux solutions de paiement, la modération, le customer care, la conformité, les enjeux de vérification et la structure technique nécessaire pour faire fonctionner la plateforme.

Ce point est crucial pour comprendre MYM d’un point de vue business. Vu de l’extérieur, une plateforme d’abonnement peut sembler afficher une marge très confortable. En réalité, la solidité économique dépend d’une capacité à absorber des coûts invisibles mais stratégiques.

Autrement dit, MYM n’est pas seulement une plateforme de contenus. C’est une infrastructure opérationnelle, réglementaire et technologique.

Une croissance construite avec discipline

La croissance de MYM est un autre point fort de son positionnement.

Dans BUILD, Pierre Garonnaire explique que l’entreprise a été rentable très tôt et qu’elle a longtemps privilégié une logique d’autofinancement. Il insiste sur l’importance d’une croissance structurée, sur l’acquisition de créateurs, sur l’acquisition d’audience, ainsi que sur la nécessité de ne pas accélérer plus vite que la capacité d’organisation interne.

Cette approche est intéressante parce qu’elle donne de MYM une image moins “startup narrative” et plus industrielle. La plateforme n’est pas pensée comme une simple course à la valorisation. Elle est pensée comme un modèle à construire durablement.

La structuration avant l’accélération

L’un des enseignements les plus intéressants de cet épisode de podcast est la manière dont MYM aborde le changement d’échelle.

Pierre Garonnaire évoque la mise en place d’un COMEX, la montée en puissance de la gouvernance et la nécessité de prendre des décisions de plus en plus collectives à mesure que l’entreprise grandit.

Ce point éclaire bien la maturité de la plateforme. Beaucoup d’entreprises savent lancer. Peu savent structurer. MYM semble avoir conscience que la croissance durable exige autre chose qu’un bon produit et une bonne traction : elle exige une organisation.

Pourquoi MYM compte dans la creator economy

MYM est intéressante non seulement pour ses chiffres, mais pour ce qu’elle dit d’une transformation plus large du web.

L’épisode avec Pierre Garonnaire est une analyse d’une mutation structurelle du web et des modèles de revenus. MYM incarne un déplacement de valeur : moins de dépendance à la publicité, plus de relation directe, plus de revenus récurrents, plus de souveraineté créateur.

Dans BUILD, Pierre Garonnaire insiste aussi sur ce rôle de la plateforme : aider les créateurs à mieux vivre de leur travail et à construire une relation économique plus directe avec leur audience.

Ce qu’il faut retenir de MYM

MYM s’impose comme un acteur majeur de la creator economy en France et en Europe parce que son modèle repose sur plusieurs fondamentaux solides : monétisation directe, redistribution élevée aux créateurs, structure de revenus claire, encadrement strict et vision large du marché. Le site corporate met en avant sa place de 1re plateforme française et européenne pour les créateurs, avec des chiffres d’usage et de redistribution qui renforcent sa crédibilité.

Cet épisode complète cette image en montrant ce qu’il y a derrière la promesse : des arbitrages sur la marge, la conformité, les paiements, la modération, la réputation et la structuration d’entreprise.

Pour les créateurs, les observateurs du digital et les entrepreneurs qui s’intéressent aux nouveaux modèles de revenus en ligne, MYM apparaît ainsi comme une plateforme à la fois emblématique et révélatrice d’un changement plus profond dans l’économie du web.

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