Taïg Khris : parcours, vision et méthode d’un champion devenu entrepreneur
Taïg Khris a construit un parcours qui sort de presque tous les cadres habituels. Ancien champion du monde de roller, recordman médiatique, puis fondateur d’Onoff, il incarne une trajectoire faite d’apprentissage hors système, d’objectifs extrêmes et de conversion de la performance en projet entrepreneurial. Les contenus publics d’Onoff le présentent bien comme le fondateur de l’entreprise, tandis que l’épisode BUILD le montre en train de relier très directement son passé de sportif à sa manière de créer, convaincre et exécuter.
Dans BUILD, plusieurs éléments frappent immédiatement : Taïg Khris explique qu’il n’est jamais allé à l’école, qu’il a appris en permanence par nécessité, qu’il a développé une relation radicale aux objectifs, et qu’il applique à l’entreprise la même discipline qu’au sport extrême. Il parle aussi d’un réseau de 11 000 contacts, d’une levée de 20 millions d’euros pour Onoff et d’une volonté très forte de garder le contrôle de sa société.
Une enfance hors système scolaire
L’un des aspects les plus singuliers du parcours de Taïg Khris est son rapport à l’éducation.
Dans BUILD, il affirme très clairement qu’il n’est jamais allé à l’école, “pas même en maternelle”. Ce point n’est pas raconté comme une anecdote. Il sert plutôt à expliquer la manière dont il s’est construit : en apprenant seul, en s’adaptant vite, en observant, en testant et en compensant l’absence de cadre classique par une forme d’intensité très élevée.
Ce passage éclaire fortement le reste de son parcours. Chez lui, apprendre ne semble jamais séparé de faire. Il apprend pour agir, pour progresser, pour convaincre, pour gagner un contrat, pour comprendre une industrie ou pour franchir un niveau.
Le sport comme école de l’obsession et du risque
Le roller extrême n’a pas seulement donné à Taïg Khris une notoriété. Il lui a aussi donné une méthode.
Dans BUILD, il revient sur une carrière où le risque, la répétition, la douleur et l’engagement total faisaient partie du quotidien. L’épisode montre bien que, pour lui, la passion n’a jamais suffi seule. Il a fallu y ajouter une logique de professionnalisation, de structuration et de dépassement.
C’est un point important pour son portrait. Beaucoup de sportifs parlent de discipline. Chez Taïg Khris, cette discipline semble aller plus loin : elle devient une manière d’organiser toute sa vie autour d’un objectif unique jusqu’à son accomplissement.
Devenir multifonction par nécessité
L’un des passages les plus utiles de l’épisode concerne tout ce qu’il a dû apprendre en marge du sport.
Dans BUILD, Taïg Khris explique qu’il a très tôt dû devenir son propre RP, son propre négociateur, son propre développeur de réseau. Il parle de lecture de contrats, de recherche de sponsors, de construction de relations, de prise de parole et de capacité à transformer l’attention en opportunité.
Ce point compte beaucoup dans son portrait, parce qu’il montre que le passage vers l’entrepreneuriat ne s’est pas fait par rupture totale. Une partie des compétences utiles au fondateur était déjà là : vendre, convaincre, raconter, nouer des relations et faire exister un projet auprès d’acteurs qui n’y croyaient pas encore.
Sa méthode : rêve, objectif, exécution
S’il fallait résumer la logique Taïg Khris telle qu’elle apparaît dans BUILD, ce serait probablement en trois mots : rêve, objectif, exécution.
Dans BUILD, il explique qu’il se fixe des objectifs extrêmes et qu’une fois l’objectif choisi, il ne vit plus que pour cela. Il insiste aussi sur le fait que le rêve précède l’objectif : c’est parce qu’il se projette dans quelque chose de très grand qu’il accepte ensuite la quantité de travail et de douleur nécessaires pour y arriver.
Cette logique est intéressante parce qu’elle donne un cadre très net à son parcours. Chez lui, la motivation ne relève pas seulement du désir de réussir. Elle relève d’une capacité à créer une tension permanente entre une vision presque démesurée et une exécution méthodique.
Le rapport au réseau et à la persuasion
Autre trait marquant : Taïg Khris accorde une importance majeure à la relation humaine.
Dans BUILD, il explique avoir environ 11 000 contacts dans son téléphone et parle du réseau comme d’un actif décisif. Mais ce qui ressort surtout, c’est que le réseau n’est pas chez lui une accumulation abstraite. Il est lié à une capacité à toucher les gens, à créer une relation, à embarquer un sponsor, un investisseur, un partenaire ou un média.
Ce point est fondamental pour comprendre son profil. Il ne se contente pas d’avoir une énergie ou une image forte. Il sait aussi l’utiliser dans des rapports de conviction concrets.
Le passage vers Onoff : du spectaculaire au produit
Le parcours de Taïg Khris serait incomplet sans Onoff.
Le site officiel d’Onoff présente l’entreprise comme une solution télécom qui permet d’utiliser un numéro dans l’application, sur plusieurs appareils, avec des usages personnels et professionnels distincts. Parmi les fonctionnalités mises en avant : accès à son numéro depuis un autre appareil, mode On/Off, horaires programmables, portabilité, appels via webapp, appels VoIP sortants, numéros internationaux et séparation vie pro / vie perso. Onoff se présente aussi comme un opérateur reconnu par l’ARCEP.
Dans BUILD, Taïg Khris explique qu’il a choisi les télécoms parce qu’il y voyait une industrie mondiale énorme, avec encore de la place pour déplacer certains usages. Il insiste sur l’idée du numéro dans le cloud et sur la possibilité de penser la téléphonie autrement que par la seule carte SIM.
Ce passage est intéressant, car il montre que son entrée dans l’entrepreneuriat technologique ne repose pas seulement sur un effet de notoriété. Elle repose aussi sur une lecture de marché et sur une intuition produit claire.
Une vision très forte du contrôle entrepreneurial
L’un des thèmes les plus structurants de son portrait concerne son rapport au contrôle.
Dans BUILD, Taïg Khris explique avoir levé 20 millions d’euros avec environ 130 investisseurs, tout en tenant fermement à garder la maîtrise de sa société. Il parle du rapport de force avec les fonds et de la nécessité de ne pas céder ce qu’il considère comme l’essentiel : la capacité à continuer à diriger selon sa vision.
Ce point le distingue de beaucoup de fondateurs plus dociles face aux logiques de dilution ou de gouvernance. Chez lui, le contrôle ne semble pas être un détail financier. Il relève d’une cohérence personnelle : il veut pouvoir aller au bout de ce qu’il a imaginé.
Pourquoi son profil dépasse le sport
Ce qui rend Taïg Khris intéressant, ce n’est pas seulement qu’il a réussi plusieurs vies. C’est qu’il a su convertir des compétences rarement reconnues comme telles.
Dans BUILD, on voit apparaître un profil qui touche à la performance, à la magie du récit, à la prise de parole, à la négociation, au produit, à l’investisseur relationnel et à la vision stratégique.
Autrement dit, il n’est pas seulement “un sportif devenu entrepreneur”. Il est quelqu’un qui a transformé une trajectoire spectaculaire en machine d’apprentissage.
Pourquoi Taïg Khris incarne un type rare d’entrepreneur
Le portrait qui ressort de BUILD est celui d’un entrepreneur assez rare, parce qu’il tient ensemble plusieurs dimensions difficiles à réunir :
-
un apprentissage radicalement autodidacte ;
-
une intensité mentale hors norme ;
-
une forte capacité de persuasion ;
-
une obsession du passage à l’action ;
-
et une lecture très personnelle du contrôle.
Cette combinaison lui donne un profil très particulier. Il ne ressemble ni au fondateur académique, ni au pur performer médiatique. Il évolue dans un espace plus hybride, où la performance personnelle, la notoriété et le business se répondent en permanence.
Ce qu’il faut retenir du parcours de Taïg Khris
Taïg Khris n’est pas seulement l’homme d’un saut spectaculaire ou d’une carrière sportive impressionnante. Il est aussi le fondateur d’Onoff, une entreprise qui propose de repenser le numéro de téléphone comme un service cloud, accessible et flexible. Le site d’Onoff met en avant cette logique de numéro dématérialisé, utilisable depuis plusieurs appareils, avec des fonctions adaptées aux usages personnels comme professionnels.
Dans BUILD, son témoignage montre surtout une chose : l’absence de cadre classique ne condamne pas à la dispersion. Elle peut aussi forcer à développer une méthode beaucoup plus personnelle, beaucoup plus intense, parfois plus radicale. Et c’est précisément ce qui rend le parcours de Taïg Khris aussi intéressant aujourd’hui.