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Antoine de Riedmatten dans BUILD : rachat d’entreprise, croissance externe et build-up avec In Extenso

Dans cet épisode de BUILD, Xavier Rodriguez reçoit Antoine de Riedmatten, président du directoire d’In Extenso, pour parler d’un sujet central dans la vie des dirigeants : comment racheter une entreprise, accélérer par croissance externe et bâtir un groupe solide dans la durée.

L’épisode est consacré au rachat d’entreprise, à la croissance externe et à la structuration de groupe. Il revient notamment sur la trajectoire d’In Extenso, groupe devenu indépendant en 2019 après une reprise en interne, et aujourd’hui identifié comme un acteur majeur de l’expertise comptable et du conseil aux entreprises en France.

À travers cet échange, Antoine de Riedmatten partage une vision très concrète de la croissance : acheter une entreprise ne suffit pas. Il faut savoir financer, intégrer, structurer, embarquer les équipes, préserver la proximité client et transformer progressivement l’organisation.

Un épisode BUILD consacré au rachat d’entreprise et à la croissance externe

BUILD est le podcast de celles et ceux qui construisent des entreprises, des équipes et des trajectoires de croissance. Avec Antoine de Riedmatten, l’épisode aborde un sujet particulièrement stratégique pour les dirigeants de PME, d’ETI et de groupes de services : le passage à l’échelle par acquisition.

La croissance externe attire beaucoup d’entrepreneurs. Elle permet d’aller plus vite, de gagner des parts de marché, de consolider un secteur, de récupérer des compétences, d’élargir une implantation géographique ou de renforcer une offre.

Mais elle comporte aussi des risques. Une acquisition mal préparée peut fragiliser la trésorerie, désorganiser les équipes, créer des tensions culturelles, brouiller la gouvernance ou faire perdre la proximité avec les clients.

C’est ce qui rend cet épisode particulièrement utile. Antoine de Riedmatten ne parle pas de croissance externe comme d’un simple levier financier. Il en parle comme d’un projet stratégique, humain et organisationnel.

Antoine de Riedmatten, dirigeant d’In Extenso

Antoine de Riedmatten est président du directoire d’In Extenso. La gouvernance officielle du groupe indique qu’un directoire composé de quatre membres a été mis en place au 1er janvier 2025, avec Antoine de Riedmatten comme président du directoire.

In Extenso est un groupe d’expertise comptable et de conseil aux entreprises. Il accompagne notamment les TPE, PME, professions libérales, associations et dirigeants sur des sujets comptables, fiscaux, sociaux, juridiques, financiers et stratégiques. Le groupe est né en 1991 et a repris son indépendance en 2019 après avoir été lié à Deloitte.

Cette trajectoire donne à l’épisode une dimension très concrète. Antoine de Riedmatten ne parle pas seulement de croissance externe comme conseiller. Il parle aussi depuis l’expérience d’un dirigeant ayant participé à la transformation d’un groupe de services, à sa gouvernance et à son développement.

Comment racheter sa propre entreprise ?

L’un des angles forts de l’épisode est le rachat de son entreprise par ses dirigeants ou associés.

Racheter sa propre entreprise est un acte entrepreneurial à part entière. Ce n’est pas seulement une opération financière. C’est un changement profond de posture.

Le dirigeant ne se contente plus de piloter l’activité. Il devient aussi actionnaire engagé. Il porte une responsabilité supplémentaire : celle de créer de la valeur, de sécuriser le financement, de préserver l’entreprise, d’embarquer les équipes et de construire une vision de long terme.

Dans un rachat interne, plusieurs questions deviennent essentielles. Qui rachète ? Avec quel financement ? Quel niveau de dette est soutenable ? Quelle gouvernance mettre en place ? Comment aligner les associés ? Comment préserver la confiance des collaborateurs et des clients ?

Ces questions sont au cœur de l’épisode. Elles intéressent autant les dirigeants qui envisagent un MBO que les entrepreneurs qui réfléchissent à une transmission, un rachat progressif ou une opération de reprise.

MBO, LBO, transmission : clarifier les notions

Pour bien comprendre les enjeux évoqués dans BUILD, il est utile de distinguer plusieurs mécanismes.

Un MBO, ou management buy-out, désigne une opération dans laquelle l’équipe de management rachète l’entreprise qu’elle dirige ou une partie significative de son capital.

Un LBO, ou leveraged buy-out, désigne une opération de rachat financée en partie par de la dette. Cette dette est ensuite remboursée grâce aux résultats de l’entreprise.

Une transmission d’entreprise peut prendre plusieurs formes : cession à un tiers, transmission familiale, reprise par les salariés, rachat par le management, entrée d’investisseurs ou combinaison de plusieurs solutions.

Dans tous les cas, la réussite ne dépend pas uniquement du montage financier. Elle dépend de la qualité du projet industriel, de la solidité de la gouvernance, de la confiance entre les parties et de la capacité à exécuter après l’opération.

C’est l’un des messages importants de l’épisode : le closing n’est pas la fin de l’histoire. C’est souvent le début du vrai travail.

La croissance externe : accélérer sans se désorganiser

La croissance externe peut être un accélérateur puissant.

Elle permet d’ajouter du chiffre d’affaires, d’intégrer de nouvelles équipes, de renforcer une présence régionale, de compléter une offre ou d’accéder à une nouvelle clientèle.

Mais acheter une entreprise ne veut pas dire réussir une croissance. Une acquisition ne crée de la valeur que si elle s’intègre dans une stratégie claire.

Pourquoi acheter cette entreprise ? Quelle complémentarité apporte-t-elle ? Quels clients permet-elle de mieux servir ? Quels talents rejoint le groupe ? Quelle culture faut-il préserver ? Quelles fonctions doivent être mutualisées ? Quels risques humains ou opérationnels doivent être anticipés ?

Ces questions doivent être posées avant l’opération. Elles doivent aussi être traitées après l’acquisition, car l’intégration est souvent le moment le plus délicat.

Dans BUILD, Antoine de Riedmatten rappelle indirectement une règle essentielle : une croissance externe réussie est une croissance pensée, préparée et pilotée.

Le build-up : construire un groupe étape par étape

Le build-up consiste à construire un groupe en réalisant plusieurs acquisitions cohérentes dans un même secteur ou autour d’une même plateforme.

Cette stratégie est particulièrement fréquente dans les marchés fragmentés. Elle permet de consolider des acteurs, de mutualiser certaines fonctions, de renforcer la marque, d’améliorer les outils, de structurer la gouvernance et de créer une organisation plus puissante.

Mais le build-up demande une grande discipline.

Il ne s’agit pas d’acheter pour acheter. Il faut construire une logique d’ensemble. Chaque acquisition doit renforcer le projet collectif. Elle doit apporter quelque chose au groupe : une implantation, une expertise, une clientèle, une équipe, une culture ou une capacité opérationnelle.

Dans les métiers de services, comme l’expertise comptable et le conseil, le build-up présente une difficulté supplémentaire : la valeur repose beaucoup sur les femmes et les hommes. Les clients sont attachés à des interlocuteurs, à une relation de confiance, à une proximité locale.

La consolidation ne doit donc pas casser ce qui faisait la valeur des structures acquises.

Intégration post-acquisition : le vrai moment de vérité

Après une acquisition, le vrai sujet commence : l’intégration.

C’est souvent là que les opérations réussissent ou échouent. Une entreprise peut avoir été achetée au bon prix, avec un financement bien structuré et une cible intéressante. Mais si l’intégration est mal menée, la valeur peut disparaître rapidement.

L’intégration post-acquisition implique plusieurs dimensions.

Il y a d’abord la dimension humaine. Les équipes doivent comprendre le projet, être rassurées, voir leur place dans le nouveau groupe et conserver leur motivation.

Il y a ensuite la dimension culturelle. Chaque entreprise a ses habitudes, ses méthodes, ses rituels, ses outils, son rapport au client. Tout harmoniser trop vite peut créer de la résistance. Ne rien harmoniser peut empêcher les synergies.

Il y a aussi la dimension client. Les clients doivent continuer à se sentir accompagnés. Dans les métiers de conseil, la confiance est essentielle. Une acquisition ne doit pas donner l’impression d’une perte de proximité.

Enfin, il y a la dimension opérationnelle : systèmes d’information, reporting, finances, RH, marque, processus, fonctions support, pilotage commercial.

Une bonne intégration demande donc de la méthode, de la communication et du temps.

Structurer un groupe sans perdre la proximité

L’un des grands enjeux d’In Extenso est de concilier deux forces : la puissance d’un groupe national et la proximité locale avec les dirigeants accompagnés.

C’est un défi classique dans les groupes de services. Plus l’organisation grandit, plus elle doit structurer ses fonctions support, ses outils, sa gouvernance et son pilotage. Mais plus elle se structure, plus elle risque de s’éloigner du terrain si elle n’y prend pas garde.

La proximité est pourtant au cœur du métier d’expert-comptable et de conseil aux dirigeants. Les entrepreneurs attendent un partenaire qui comprend leur réalité, leurs contraintes, leur secteur, leur trésorerie, leurs équipes et leurs décisions.

La structuration ne doit donc pas produire de distance. Elle doit au contraire permettre aux équipes locales d’être mieux équipées, mieux accompagnées et plus capables de répondre aux enjeux des clients.

C’est l’un des équilibres les plus intéressants de l’épisode : grandir sans devenir impersonnel.

Passer de dirigeant opérationnel à dirigeant de groupe

Le rachat d’entreprise et la croissance externe transforment aussi le rôle du dirigeant.

Au départ, un dirigeant peut être très opérationnel. Il connaît les clients, suit les dossiers, prend les décisions clés, pilote les équipes de près.

Mais lorsque l’entreprise grandit, ce modèle atteint ses limites. Le dirigeant doit apprendre à déléguer, à structurer, à installer une gouvernance, à animer un comité de direction, à piloter par les indicateurs et à se concentrer sur les décisions qui engagent l’avenir.

Ce passage de dirigeant opérationnel à dirigeant de groupe est difficile. Il demande de changer son rapport au contrôle. Il faut accepter que d’autres personnes prennent des décisions. Il faut recruter ou faire grandir des dirigeants capables de porter des périmètres importants.

Mais ce changement est indispensable pour passer à l’échelle.

Dans un groupe comme In Extenso, la gouvernance devient un outil central : elle permet d’aligner les responsabilités, de clarifier les rôles et de soutenir la transformation.

Finance, gouvernance et leadership : les trois piliers d’une opération réussie

Un rachat d’entreprise réussi repose sur trois piliers.

Le premier est la finance. Le montage doit être solide. La dette doit rester soutenable. Le prix doit être cohérent. Les hypothèses de croissance doivent être réalistes. La trésorerie doit permettre d’absorber les imprévus.

Le deuxième est la gouvernance. Qui décide ? Comment les associés sont-ils alignés ? Quel rôle pour les dirigeants historiques ? Comment organiser le comité de direction ? Quels indicateurs suivre ? Comment arbitrer entre autonomie locale et pilotage groupe ?

Le troisième est le leadership. Une acquisition ou un rachat crée toujours des questions. Les équipes veulent comprendre où va l’entreprise. Les clients veulent être rassurés. Les associés veulent savoir comment la valeur sera créée. Le dirigeant doit donc porter une vision claire et communiquer avec constance.

Sans finance solide, l’opération peut devenir dangereuse. Sans gouvernance claire, elle peut devenir confuse. Sans leadership, elle peut perdre l’adhésion des équipes.

In Extenso : un exemple de transformation dans les services aux entreprises

In Extenso incarne un cas intéressant de transformation d’un groupe de services.

Le groupe est reconnu comme l’un des acteurs importants de l’expertise comptable en France, avec un modèle qui repose sur l’accompagnement des TPE, PME, professions libérales et dirigeants dans leurs obligations et leurs décisions de gestion.

En 2024, les données publiques indiquaient environ 600 millions d’euros de chiffre d’affaires, 250 agences et 6 200 collaborateurs. Des informations plus récentes publiées par In Extenso annoncent près de 650 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’exercice 2025, en hausse de 8 % par rapport à 2024.

Ces chiffres donnent une idée de l’échelle atteinte par le groupe. Mais ils montrent aussi l’enjeu : lorsqu’une organisation de services atteint cette taille, la question n’est plus seulement de croître. Elle est de croître en gardant la qualité de la relation client, la cohérence des méthodes et l’engagement des équipes.

La transformation du métier d’expert-comptable

L’épisode permet aussi d’aborder un sujet plus large : la transformation du métier comptable.

L’expertise comptable évolue sous l’effet de la digitalisation, de l’automatisation, de la facturation électronique, de l’intelligence artificielle et des attentes nouvelles des dirigeants.

Une partie des tâches répétitives est appelée à être automatisée. Cela ne fait pas disparaître le métier. Cela le transforme.

La valeur se déplace vers le conseil, l’analyse, l’anticipation, l’accompagnement stratégique, le pilotage, la transmission, la croissance externe, la gestion des risques et l’aide à la décision.

Pour un groupe comme In Extenso, cette transformation représente un défi, mais aussi une opportunité. Plus les outils automatisent certaines tâches, plus les dirigeants auront besoin d’interlocuteurs capables de les aider à comprendre, décider et se projeter.

L’expert-comptable devient alors un partenaire de croissance, pas seulement un producteur de comptes.

Pourquoi cet épisode intéresse les dirigeants de PME et d’ETI

L’épisode BUILD avec Antoine de Riedmatten est particulièrement utile pour les dirigeants qui se posent des questions de croissance.

Faut-il racheter une entreprise ou continuer à grandir organiquement ? Comment identifier une bonne cible ? Comment financer une acquisition ? Comment intégrer une équipe ? Comment garder la culture ? Comment structurer son groupe ? Comment préparer une transmission ? Comment transformer son rôle de dirigeant ?

Ces questions concernent de nombreux entrepreneurs.

La croissance externe peut faire changer une entreprise de dimension. Mais elle impose aussi de nouvelles responsabilités. Elle oblige à penser plus loin, plus large et plus structuré.

L’épisode permet donc de prendre du recul sur une idée essentielle : la croissance n’est pas seulement une affaire d’opportunité. C’est une affaire de méthode.

Ce que les entrepreneurs peuvent retenir de cet épisode

Le premier enseignement est qu’un rachat d’entreprise doit être préparé avec sérieux. Il faut comprendre le financement, la gouvernance, les risques et les responsabilités.

Le deuxième est que la croissance externe doit répondre à une stratégie claire. Acheter une entreprise uniquement parce qu’elle est disponible peut créer plus de problèmes que de valeur.

Le troisième est que l’intégration est décisive. Le vrai travail commence après la signature.

Le quatrième est que l’humain reste central. Dans les métiers de services, les équipes et la relation client représentent une part majeure de la valeur.

Le cinquième est qu’un dirigeant doit accepter de changer de rôle. Passer à l’échelle suppose de déléguer, structurer et piloter autrement.

Le sixième est que la croissance durable repose sur un équilibre : ambition, rigueur financière, gouvernance claire et respect de la culture.

Pourquoi écouter l’épisode BUILD avec Antoine de Riedmatten ?

Cet épisode s’adresse aux entrepreneurs, dirigeants de PME, patrons d’ETI, repreneurs, managers, experts-comptables, conseils en fusion-acquisition et investisseurs qui veulent comprendre les coulisses d’un rachat d’entreprise et d’une croissance par build-up.

Il permet de découvrir une expérience concrète de transformation de groupe, à travers le regard d’Antoine de Riedmatten, dirigeant d’In Extenso.

On y parle de rachat, de croissance externe, de structuration, de gouvernance, d’intégration, de leadership et de transformation des métiers de services.

Surtout, l’épisode rappelle une chose simple : racheter une entreprise est une étape forte, mais ce n’est jamais une fin. La vraie réussite se joue dans la capacité à construire après le rachat.

Écouter l’épisode complet de BUILD avec Antoine de Riedmatten

Dans cet épisode de BUILD, Xavier Rodriguez reçoit Antoine de Riedmatten, président du directoire d’In Extenso, pour parler de rachat d’entreprise, de croissance externe, de build-up, de gouvernance, d’intégration post-acquisition et de structuration de groupe.

Écouter l’épisode complet de BUILD avec Antoine de Riedmatten pour comprendre comment racheter une entreprise, réussir une croissance externe et bâtir un groupe durable.

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