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Hugo Rosati : l’entrepreneur qui a transformé Di Environnement en leader national de la dépollution

Hugo Rosati : un entrepreneur industriel avant tout

Quand on lui demande comment il se définit, Hugo Rosati répond simplement : entrepreneur. Ni expert de l’amiante. Ni spécialiste du désamiantage. Entrepreneur.

Cette posture peut sembler étonnante dans un secteur aussi technique que la dépollution industrielle. Pourtant, c’est précisément ce regard entrepreneurial qui explique la transformation spectaculaire de DI Environnement ces dernières années.

Arrivé dans l’entreprise familiale en 2014, Hugo Rosati ne se contente pas de reprendre une PME solide. Il entreprend de la transformer en profondeur.

En quelques années, l’entreprise change d’échelle :

53 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020
plus de 110 millions d’euros en 2024
650 collaborateurs
une implantation nationale structurée.
Une croissance de plus de 100 % en cinq ans, dans un secteur industriel exigeant et fortement réglementé.

Cette trajectoire n’est pas le fruit d’un hasard conjoncturel. Elle repose sur une vision stratégique claire, une discipline opérationnelle forte et une volonté assumée de changer d’échelle.

Une entreprise familiale devenue un groupe structuré

L’histoire de DI Environnement remonte aux années 1990.

À l’origine, l’activité naît d’une entreprise d’isolation fondée par le père de Hugo Rosati. Progressivement, une opportunité apparaît : le retrait d’isolants contenant de l’amiante.

À l’époque, le marché du désamiantage est encore peu structuré. Les réglementations évoluent et la demande augmente rapidement.

L’entreprise se spécialise progressivement dans ce domaine et développe une expertise reconnue.

Lorsque Hugo Rosati rejoint la société en 2014, DI Environnement est déjà une belle PME industrielle, réalisant environ 30 à 40 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Mais pour lui, la reprise d’une entreprise familiale ne peut pas être un simple prolongement.

Elle doit être une transformation.

Un dirigeant passé par tous les postes

Avant de prendre la direction générale de l’entreprise en 2017, Hugo Rosati choisit un parcours peu commun pour un futur dirigeant.

Pendant près d’un an, il travaille directement sur les chantiers.

Il occupe successivement plusieurs fonctions :

opérateur sur chantier
chef d’équipe
conducteur de travaux
responsable de déploiement régional.
Ce passage par le terrain constitue pour lui une forme de compagnonnage entrepreneurial.

L’objectif est double :

comprendre en profondeur la réalité opérationnelle du métier
gagner la légitimité nécessaire auprès des équipes.
Cette approche marque durablement la culture de l’entreprise.

Aujourd’hui encore, chez DI Environnement, les cadres opérationnels passent plusieurs mois en immersion sur les chantiers avant d’assumer leurs responsabilités.

Cette règle simple crée un lien direct entre la stratégie et le terrain.

La bascule stratégique : une hypercroissance assumée

Le véritable tournant intervient en 2019.

Hugo Rosati réunit son équipe dirigeante et fixe un objectif ambitieux :

doubler la taille de l’entreprise en cinq ans.

Un objectif audacieux dans un secteur où les cycles d’investissement sont longs et les contraintes réglementaires fortes.

Pour atteindre cette ambition, un plan stratégique structuré est mis en place.

Il repose sur cinq axes principaux :

déploiement géographique national avec de nouvelles implantations
structuration logistique grâce à des centres régionaux
développement du marché diffus constitué de nombreux chantiers de taille intermédiaire
investissements industriels importants
recours à la croissance externe.
Cette stratégie permet de transformer progressivement DI Environnement en un acteur national.

Une stratégie industrielle différenciante

L’un des choix les plus marquants de Hugo Rosati concerne l’investissement industriel.

Dans un secteur souvent perçu comme artisanal, il décide d’introduire une logique d’industrialisation.

Le projet le plus emblématique est la création de deux usines spécialisées dans la dépollution ferroviaire.

Ces installations permettent de :

dépolluer des trains entiers contenant de l’amiante
recycler les matériaux
automatiser certaines opérations grâce à la robotisation.
Ce modèle industriel est inédit dans le secteur.

Il permet de traiter des volumes importants tout en réduisant l’exposition humaine aux polluants.

Ces usines représentent aujourd’hui environ 15 millions d’euros de chiffre d’affaires et constituent un avantage concurrentiel important.

Elles illustrent une conviction forte de Hugo Rosati :

l’innovation industrielle peut transformer même les métiers les plus traditionnels.

Leadership et partage de la valeur

La transformation de DI Environnement ne repose pas uniquement sur des investissements.

Elle repose aussi sur un modèle de gouvernance particulier.

Hugo Rosati décide d’associer plusieurs managers clés au capital de l’entreprise.

Un management package est mis en place afin d’aligner les intérêts des équipes dirigeantes avec la performance de l’entreprise.

Ce mécanisme produit plusieurs effets :

une fidélisation forte des managers
un engagement collectif renforcé
une culture de performance partagée.
Lorsque la valeur de l’entreprise augmente, les managers bénéficient directement de cette création de valeur.

Ce modèle entrepreneurial transforme la croissance en projet collectif.

Un métier discret mais stratégique

Le cœur d’activité de DI Environnement reste la dépollution.

L’entreprise intervient généralement en amont des projets.

Ses missions concernent notamment :

le désamiantage de bâtiments
la dépollution industrielle
la préparation de sites avant démolition
la réhabilitation de friches industrielles
la dépollution des sols.
En 2022, l’entreprise renforce d’ailleurs son expertise dans ce dernier domaine avec l’acquisition de la société Arcadie, spécialisée dans la dépollution des sols.

Hugo Rosati résume souvent cette activité par une image simple : les équipes de DI Environnement sont les démineurs du BTP.

Avant toute rénovation, construction ou transformation, il faut neutraliser les polluants. Sans cette étape, les projets ne peuvent pas commencer.

Un marché profond et durable

Contrairement à certaines idées reçues, le marché du désamiantage est loin d’être terminé.

Les études sectorielles estiment que l’activité restera soutenue pendant plusieurs décennies.

Pourquoi ? Parce que l’amiante a été massivement utilisée dans la construction jusqu’à son interdiction en 1997.

Cela signifie que des millions de bâtiments construits avant cette date contiennent encore des matériaux amiantés.

Les travaux de rénovation, de démolition ou de transformation nécessitent donc des opérations de désamiantage.

Certains audits évoquent même 40 à 50 ans d’activité avant une stabilisation du marché.

Pour les acteurs structurés comme DI Environnement, cette profondeur de marché constitue un levier stratégique majeur.

Un entrepreneur industriel d’une nouvelle génération

Hugo Rosati représente une nouvelle génération de dirigeants industriels.

Des entrepreneurs qui combinent :

vision stratégique
exigence opérationnelle
innovation technologique
gouvernance moderne
croissance maîtrisée.
Dans un secteur souvent discret et peu médiatisé, cette approche permet de redonner de la visibilité à des métiers pourtant essentiels.

La dépollution industrielle, la gestion des polluants et la préparation des sites seront au cœur des transformations économiques et environnementales des prochaines décennies.

Et des entrepreneurs comme Hugo Rosati montrent que ces secteurs peuvent aussi être des terrains d’innovation et de croissance.

🎧 Pour découvrir en détail la stratégie d’hypercroissance de Hugo Rosati et les coulisses de la transformation de DI Environnement, écoutez son épisode dans le podcast BUILD : https://podcast.ausha.co/build/hugo-rosati-son-hypercroissance-c-est-l-amiante-et-maintenant-il-depollue-toute-la-france

L’épisode est également disponible sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=EpXLfgHEQ3o&t=6s

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