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Jean-Vincent Raymondis dans BUILD : risque, prévention et croissance avec Saretec

Dans ce nouvel épisode de BUILD, Xavier Rodriguez reçoit Jean-Vincent Raymondis, CEO du Groupe Saretec, pour parler d’un sujet qui concerne toutes les entreprises, toutes les collectivités et tous les particuliers : le risque.

Risque climatique, risque cyber, sinistres habitation, accidents, pannes automobiles, catastrophes naturelles, responsabilité, indemnisation, prévention, data et innovation technologique : cet échange permet de comprendre comment Saretec intervient avant, pendant et après les situations de crise.

Jean-Vincent Raymondis y partage aussi son parcours singulier, de Saint-Cyr au monde de l’expertise, et la transformation d’un groupe de 2 500 personnes, 750 actionnaires et près de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires. En cinq ans, Saretec a généré plus de 100 millions d’euros de croissance, à la fois organique et externe.

Un épisode BUILD consacré au risque sous toutes ses formes

BUILD est le podcast de celles et ceux qui construisent, progressent et transforment leur entreprise. Avec Jean-Vincent Raymondis, l’épisode explore un sujet central dans la vie économique actuelle : comment gérer les risques dans un monde plus instable ?

Le risque n’est plus seulement une affaire d’assurance. Il touche désormais les bâtiments, les véhicules, les entreprises, les systèmes informatiques, les territoires, les familles et les collectivités.

Un cyclone, une inondation, une cyberattaque, une panne de véhicule, un dégât des eaux ou un incendie peuvent bouleverser une activité, un patrimoine ou une vie quotidienne.

Saretec intervient précisément à cet endroit : lorsque le problème survient, mais aussi de plus en plus en amont, pour aider à le prévenir.

Dans l’épisode, Jean-Vincent Raymondis explique que l’entreprise cherche à se développer partout où les personnes rencontrent un problème dans leur vie de particulier, d’entreprise ou de collectivité.

Jean-Vincent Raymondis, CEO du Groupe Saretec

Jean-Vincent Raymondis se présente simplement comme CEO du Groupe Saretec.

Mais son parcours est loin d’être classique. Avant de diriger un groupe d’expertise et de gestion des risques, il passe par Saint-Cyr, devient officier, puis quitte l’armée au grade de capitaine.

Cette expérience militaire marque profondément sa manière de manager. Il explique dans BUILD que Saint-Cyr lui a appris une chose essentielle : le management n’est pas seulement un art, c’est un muscle. Il se travaille, il s’entretient et il s’apprend.

Cette conviction traverse tout l’épisode. Pour Jean-Vincent Raymondis, diriger, ce n’est pas seulement décider. C’est regarder les autres, comprendre ce qu’ils attendent, créer les conditions du collectif et donner envie de travailler ensemble.

Cette vision du leadership irrigue aujourd’hui la culture de Saretec.

De Saint-Cyr à Saretec : le management comme muscle

L’un des passages les plus forts de l’épisode concerne l’apprentissage du commandement.

Jean-Vincent Raymondis raconte ses années opérationnelles, notamment en ex-Yougoslavie. Ces expériences l’ont confronté à l’incertitude, au danger et à la responsabilité humaine du commandement.

Il évoque un moment marquant où, face à une situation de tension, il comprend qu’un leader ne doit pas seulement se concentrer sur la mission. Il doit aussi regarder ceux qui l’entourent.

Dans les périodes d’incertitude, les équipes observent leur dirigeant. Elles attendent un cap, mais aussi une présence. Elles attendent parfois moins un discours qu’un regard, une attention, une capacité à comprendre leur peur ou leur doute.

Cette leçon, Jean-Vincent Raymondis l’applique aujourd’hui dans l’entreprise. Lorsqu’un groupe grandit, lorsqu’il affronte des risques nouveaux, lorsqu’il transforme son modèle, le rôle du dirigeant reste le même : créer les conditions pour que les équipes avancent ensemble.

Saretec : intervenir quand le risque devient concret

Dans BUILD, Jean-Vincent Raymondis explique que Saretec s’est construit autour de trois grands métiers.

Le premier est l’expertise et la prévention. Saretec intervient pour des assureurs ou de grandes entreprises, avant ou après un sinistre, afin d’en déterminer les causes et d’évaluer le montant d’indemnisation auquel peut prétendre un assuré.

Le deuxième métier concerne la mobilité, notamment autour des pannes et accidents de véhicules. Le groupe intervient par exemple sur des problèmes mécaniques, avec l’objectif de simplifier et d’accélérer la résolution pour les clients concernés.

Le troisième métier est plus technologique. Saretec collecte de la donnée terrain lors de ses interventions, puis développe des solutions pour améliorer la prévention, accélérer la gestion des sinistres et renforcer la prévisibilité des risques.

Cette combinaison donne au groupe une position singulière : Saretec ne se contente pas d’évaluer les dommages. Il transforme progressivement son expertise terrain en connaissance, en prévention et en innovation.

Expertise assurance : comprendre, évaluer, indemniser

Le métier historique de Saretec est l’expertise.

Lorsqu’un sinistre survient, il faut comprendre ce qui s’est passé. Quelle est la cause ? Quel est le dommage ? Quels sont les montants à indemniser ? Y a-t-il une responsabilité ? Le contrat d’assurance couvre-t-il la situation ? À quelle hauteur ?

Jean-Vincent Raymondis insiste sur un point important : Saretec n’intervient pas pour permettre à l’assureur de payer moins. Le rôle de l’expert est de faire appliquer le contrat.

Il résume cette logique par une formule claire : l’assureur doit payer ce qu’il doit, tout ce qu’il doit, et que ce qu’il doit.

Cette phrase permet de comprendre la position de l’expert. Il ne s’agit pas d’être contre l’assuré ou pour l’assureur. Il s’agit d’éclairer le contrat, d’objectiver les faits et de permettre une indemnisation conforme.

Dans un domaine où la confiance est essentielle, cette posture est déterminante.

Le risque climatique change la donne

L’épisode aborde ensuite un sujet majeur : le risque climatique.

Inondations, tempêtes, grêle, sécheresses, cyclones, événements extrêmes : les sinistres climatiques deviennent plus fréquents, plus coûteux et plus visibles. Cette évolution pose une question centrale : comment maintenir l’assurance accessible si les dommages coûtent de plus en plus cher ?

Jean-Vincent Raymondis explique que le système atteint une limite lorsqu’il crée de la croissance en réparant les dommages produits par sa propre croissance. Autrement dit, il ne suffit plus de réparer. Il faut prévenir.

La prévention devient donc un enjeu économique, social et environnemental.

Si les sinistres coûtent toujours plus cher, les primes d’assurance augmentent. Si les primes augmentent trop, certaines personnes ou entreprises ne peuvent plus s’assurer. Et si moins de personnes sont assurées, le modèle mutualisé de l’assurance se fragilise.

C’est pourquoi la prévention devient vitale.

Prévenir plutôt que seulement réparer

Pour Jean-Vincent Raymondis, le métier de Saretec doit évoluer.

Historiquement, l’expert intervient après le sinistre. Il constate, analyse, chiffre et accompagne la gestion du dommage. Mais face aux risques climatiques et cyber, cette logique ne suffit plus.

Il faut agir avant.

La prévention consiste à identifier les vulnérabilités, recommander des mesures de protection, adapter les bâtiments, sécuriser les entreprises, mieux reconstruire après un sinistre et éviter que les mêmes dommages se reproduisent.

Jean-Vincent Raymondis explique que les experts sont particulièrement bien placés pour porter ce message. Lorsqu’un expert voit un sinistre qui aurait pu être évité avec une mesure simple, cela crée une frustration. Cette expérience terrain devient une force pour promouvoir la prévention.

Les experts savent ce qui casse. Ils savent ce qui aurait pu être protégé. Ils savent quelles erreurs se répètent. Ils peuvent donc aider à transformer le modèle.

Cyberattaque : le risque qui oblige les entreprises à se protéger

Le risque cyber occupe une place importante dans l’épisode.

Jean-Vincent Raymondis établit un parallèle entre risque climatique et risque cyber. Dans les deux cas, il s’agit de risques systémiques, capables de toucher de nombreuses organisations et de créer des dommages considérables.

Pour les entreprises, et notamment les TPE, PME et collectivités, la question n’est plus seulement de s’assurer. Il faut aussi se protéger.

Une cyberattaque peut bloquer une activité, empêcher les salariés de travailler, paralyser des systèmes, compromettre des données, créer une crise de confiance et générer des coûts importants.

Saretec développe notamment ce sujet à travers des structures spécialisées dans la gestion de crise cyber. L’enjeu est double : accompagner les organisations lorsqu’elles sont attaquées, mais aussi les aider à renforcer leur prévention.

Là encore, le message est clair : l’assurance seule ne suffit pas. La protection, la préparation et la prévention deviennent indispensables.

La donnée terrain : un actif stratégique

L’un des angles les plus intéressants de l’épisode concerne la donnée.

Saretec intervient sur le terrain, dans des situations réelles : sinistres, pannes, accidents, dommages, risques, crises. Ces interventions produisent une donnée précieuse, car elle ne vient pas d’un modèle abstrait. Elle vient de ce qui se passe réellement.

Jean-Vincent Raymondis explique que le groupe cherche à transformer cette donnée en solutions technologiques. L’objectif est d’accélérer la gestion des sinistres, d’améliorer la prévention et de développer une meilleure prévisibilité.

Cette donnée terrain peut aider à comprendre quels risques se répètent, dans quels contextes, avec quelles causes, quels coûts et quelles conséquences.

C’est un changement majeur. Le métier d’expertise devient aussi un métier de connaissance. L’expérience du terrain nourrit l’innovation.

De l’expertise à la prévisibilité des sinistres

La prévisibilité est un axe stratégique pour l’avenir.

Plus Saretec collecte de données fiables sur les sinistres, plus le groupe peut contribuer à anticiper les risques. Cela peut concerner les bâtiments, les véhicules, les équipements, les zones géographiques, les comportements ou les vulnérabilités récurrentes.

L’objectif n’est pas seulement de traiter plus vite un sinistre déjà arrivé. Il est aussi de mieux comprendre les conditions dans lesquelles il survient.

Cette évolution transforme profondément le modèle.

Le groupe passe progressivement d’une logique de réparation à une logique plus large : expertise, prévention, technologie, prévisibilité et accompagnement des organisations face aux risques.

Pour les assureurs, cette évolution peut permettre de mieux piloter les portefeuilles de risques. Pour les entreprises, elle peut aider à sécuriser l’activité. Pour les particuliers, elle peut contribuer à préserver ce qui compte le plus.

Croissance organique et croissance externe : le développement de Saretec

L’épisode BUILD s’intéresse aussi à la croissance du Groupe Saretec.

Jean-Vincent Raymondis évoque une croissance très forte : plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire en cinq ans, pour atteindre une trajectoire proche de 300 millions d’euros. Cette croissance repose à la fois sur l’organique et sur la croissance externe.

La croissance organique vient du développement des métiers existants, de la capacité à mieux servir les clients et de l’évolution du marché du risque.

La croissance externe permet d’aller chercher de nouveaux savoir-faire, de nouveaux marchés et de nouvelles expertises, notamment en Europe.

Dans l’épisode, Jean-Vincent Raymondis explique que Saretec cherche des entreprises innovantes capables de surperformer sur leur marché national, pour ensuite les déployer plus largement.

Cette approche n’est pas seulement une logique de taille. C’est aussi une logique d’innovation.

Intrapreneuriat : faire émerger les métiers de demain

Xavier Rodriguez souligne dans l’introduction que l’intrapreneuriat est une force dans le modèle Saretec.

Ce sujet est central dans un groupe qui veut se transformer. Les nouvelles idées ne viennent pas uniquement du comité de direction. Elles viennent souvent du terrain, des experts, des opérationnels, des personnes qui rencontrent chaque jour les clients et voient les problèmes récurrents.

Jean-Vincent Raymondis insiste sur l’importance d’écouter les personnes qui font. Ce sont elles qui captent les signaux faibles, identifient les frustrations, repèrent les besoins non couverts et peuvent inspirer de nouveaux services.

Dans un métier en mutation, cette écoute devient un avantage compétitif.

L’intrapreneuriat permet de transformer une frustration de terrain en solution, puis une solution en nouveau relais de croissance.

Écouter les gens qui font

L’un des messages les plus puissants de l’épisode est simple : il faut écouter les gens qui font.

Jean-Vincent Raymondis explique que les experts sont ceux qui passent la porte des clients. Ils voient les situations réelles. Ils comprennent les conséquences concrètes des sinistres. Ils perçoivent les évolutions avant qu’elles ne deviennent visibles dans les tableaux de bord.

Cette écoute du terrain est précieuse pour manager, mais aussi pour innover.

Dans beaucoup d’entreprises, les décisions stratégiques peuvent s’éloigner de la réalité opérationnelle. Chez Saretec, l’enjeu est inverse : faire remonter cette réalité pour nourrir la stratégie.

Cette conviction rejoint l’expérience militaire de Jean-Vincent Raymondis. Dans l’incertitude, un leader doit regarder les autres. Dans l’entreprise, un dirigeant doit écouter ceux qui voient le réel.

Ce que les entrepreneurs peuvent retenir de cet épisode

L’épisode avec Jean-Vincent Raymondis offre plusieurs enseignements aux dirigeants.

Le premier est que le risque doit être pensé avant la crise. Une entreprise qui attend le sinistre pour agir se prive d’un levier majeur : la prévention.

Le deuxième est que la donnée terrain peut devenir un actif stratégique. Les informations issues du réel permettent de comprendre, d’anticiper et d’innover.

Le troisième est que les métiers historiques peuvent se transformer. Saretec part de l’expertise, mais développe la prévention, la technologie, la mobilité et le cyber.

Le quatrième est que la croissance externe doit servir une vision. Il ne s’agit pas seulement d’acquérir, mais d’aller chercher les compétences qui construiront les métiers de demain.

Le cinquième est que le management s’apprend. Le leadership n’est pas une posture figée. C’est une pratique qui se travaille.

Le sixième est que les équipes de terrain sont les meilleurs capteurs de signaux faibles. Les écouter peut ouvrir de nouveaux marchés.

Pourquoi écouter l’épisode BUILD avec Jean-Vincent Raymondis ?

Cet épisode s’adresse aux entrepreneurs, dirigeants, assureurs, risk managers, experts, responsables cyber, collectivités, professionnels de la prévention et décideurs confrontés à la gestion des risques.

Il permet de comprendre les transformations majeures qui touchent le monde de l’assurance et de l’expertise : augmentation des risques climatiques, montée des cyberattaques, besoin de prévention, exploitation de la donnée, transformation des business models et importance de l’innovation terrain.

Il permet aussi de découvrir le parcours d’un dirigeant atypique, passé par le monde militaire, qui applique aujourd’hui ses apprentissages du commandement à la direction d’un groupe en forte croissance.

Avec Jean-Vincent Raymondis, BUILD donne la parole à un dirigeant qui regarde le risque non comme une fatalité, mais comme un champ d’action, d’utilité et de progrès.

Écouter l’épisode complet de BUILD avec Jean-Vincent Raymondis

Dans cet épisode de BUILD, Xavier Rodriguez reçoit Jean-Vincent Raymondis, CEO du Groupe Saretec, pour parler de gestion des risques, d’expertise assurance, de prévention des sinistres, de risque climatique, de cybersécurité, de donnée terrain, de croissance externe, d’intrapreneuriat et de management.

Écouter l’épisode complet de BUILD avec Jean-Vincent Raymondis pour comprendre comment transformer le risque en levier de prévention, d’innovation et de croissance.

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